Les réseaux sociaux et nous : Serait-il temps de se désintoxiquer?
D’accord, il faudrait aborder la question des médias sociaux et de l’actualité. De ce qui nous entoure. Oui, nous sommes quelque peu alimentés par l’actualité, quel que soit le thème qui nous enthousiasme ou qui nous divise. Le temps que nous passons à débattre de cela et surtout à déverser notre venin est désastreux.
Effectivement, c’est paradoxal, puisque je me sers des médias sociaux et publie mes articles. Mais précisément, cette observation découle de là. Dans cet excès. Lorsque j’utilise Bluesky, X et autres, l’atmosphère me semble souvent étrange, parfois même anxiogène. Rapidement, tu observes les personnes se quereller, tu te laisses emporter par l’effet de masse et commences à t’engueuler avec les autres. Et c’est encore plus compliqué quand l’actualité est en jeu.
Et si on mettait un terme à cela et qu’on tempère tout ça, pour notre santé mentale ? Et si nous commencions à respirer ?
Nous allons faire un bref constat et donner quelques astuces.
Réseaux sociaux et actualités, un mélange explosif !
Le cote sombre des reseaux sociaux.
Effectivement, jeune Padawan, les réseaux sociaux ont apporté de nombreux éléments positifs. Comme maintenir le lien avec ses proches, partager ses centres d’intérêt, explorer de nouveaux horizons. Je les ai rencontrés sur les réseaux sociaux, découvert des idées qui m’ont aidé à changer et appris beaucoup de choses.
Cependant, cela fait plusieurs années que c’est la terre malsaine. Trop de latitude pour les critiques qui ne sont pas constructives. Il y a trop de haine, de conflits, de règlements de comptes, de dénigrements, et de vidéos destinées à ridiculiser le pauvre jeune qui a été pertubé à la sortie du lycée. Trop de déshumanisation et une régression vers un monde empreint de haine et d’individualisme. Les algorithmes ne facilitent pas vraiment les choses : ils entretiennent ce cycle en nous exposant constamment aux mêmes thèmes, de plus en plus controversés et lucratifs, comme l’a souligné la commission sur les réseaux sociaux et TikTok.
D’après une recherche, en 2025, les Français consacrent en moyenne 2 h 40 par jour sur les plateformes de médias sociaux, ce qui représente une augmentation de 27 % par rapport à l’année précédente. Il est deux heures et huit minutes aux États-Unis. Et pour ce qui est des plus jeunes ? On est généralement bien en avance et surtout aussi jeune que possible. À seulement 6 ans, l’enfant est déjà actif sur les réseaux sociaux. C’est préoccupant, car des recherches scientifiques ont démontré que cela nuit au développement de l’enfant. Et surtout, le temps qu’ils consacrent et que nous leur consacrons est-il bénéfique et enrichissant pour notre esprit ? Peu fréquemment.
1.2 Le poison de l’actualite en continu
Une consommation excessive d’informations peut porter atteinte à notre bien-être psychologique. Les bus, bon sang, ce sont eux qui sont les premiers à gâcher ta journée. C’est ce que Matt D’Avella explique dans sa vidéo intitulée « J’ai cessé de regarder les nouvelles il y a un an ». Il a détaillé comment la coupure des flux d’informations a diminué son stress, amélioré sa lucidité mentale, permis de réfléchir au bien-être de sa famille et dégagé du temps pour les choses qui comptent réellement.
Et je saisis bien cela, car nous sommes assaillis d’informations en permanence, chez nous, à l’arrêt de bus, même quand on est aux toilettes ou pendant notre moment de méditation. Et la chose la plus désagréable, c’est que ça n’a jamais de plaisir, parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont là pour propager une idéologie qui ne satisfait personne ou pour évoquer le mal (« le mal est omniprésent ») tout en blâmant un groupe de personnes sans véritablement proposer une solution tangible. Le cerveau n’a pas la possibilité de faire une pause, ni de réfléchir, c’est comme la restauration rapide, il faut qu’on le bourre tout de suite, comme un excès qui fait qu’on se dit “ah oui, ils ont raison” et qu’on se transforme en zombie et qu’on recracher les infos en réagissant impulsivement. Le cerveau se fatigue.Dans son ouvrage sur le minimalisme numérique, Cal Newport évoque la notion de « fragmentation de l’attention ». Il faut être omniprésent sur les réseaux sociaux, commenter chaque publication de la chaîne d’info, sans nécessairement exister dans le monde réel. Et c’est notre bien-être psychologique qui en souffre.
1.3 Drole d’ambiance a la fete :
Sur les réseaux sociaux, tout est clairement politisé. Chaque publication, chaque opinion devient la cible de tous. Bien sûr, votre chien Toufix, lorsqu’il joue, se doute-t-il que la terre est en feu et que des gens perdent la vie ? N’est-ce pas ? Quelle race de chien privilégier ! C’est ce type de publication que je rencontre fréquemment, peu importe le sujet trivial, c’est cette passion pour la catégorisation qui sert à menacer : « Tu es la source du problème, parce que tu es un sale privilégié.e » ou encore « Le problème vient de toi, donc rentre chez toi ».
Nous avons entamé un cycle terrible : Commentaire polémique et injurieux à l’égard d’un individu → contribution toxique → harcèlement, intimidation… Franchement, j’ai toujours dit que ce modèle est déplorable parce qu’on n’est plus dans l’échange, la discussion d’idées et surtout la quête de solutions pour progresser. Et tu dois impérativement répondre, car « les personnes silencieuses sont complices ».
Donc, non, et il faut privilégier les petites actions. Et surtout, sans connaître la personne, ça se transforme en jugement. Le même schéma se retrouve dans l’actualité et la politique, conduisant à une atmosphère épuisante et malsaine empreinte d’anxiété.
Honnêtement, j’ai atténué cette atmosphère et instauré des principes pour être bien en moi-même.

2.Concernant moi :
2.1 L’experience :
Je m’étais engagé dans une sorte de relation détestable avec les médias sociaux et l’actualité. À vouloir défiler sans cesse, à réagir constamment, partout, tout le temps, et partager mon opinion, etc. Le souci, c’est que ça a suscité de la colère en moi, de la colère dirigée vers tout le monde. J’ai surtout commencé à incarner ce personnage déprimé, sarcastique et avant tout, eh bien, dénué de toute envie de vivre. Pour être franc, j’avais commencé à faire du doomscrolling sans réaliser le temps que je perdais. Affirmeriez-vous que le doomscrolling fait que 44% des gens perdent la notion du temps et que l’attention portée à un écran ne dépasse pas 47 secondes en 2024 ? Pour rester au courant d’un sujet crucial, c’est un désastre.
Il faut profiter de chaque jour et chercher ces petits bonheurs, que ce soit un sourire, le contact avec la nature ou les petites égratignures que l’on se fait, les petites épreuves, etc. Il faut apprécier les petits moments de triomphe que nous offre la mise en œuvre de nos habitudes.
2.2 Comment j’ai fait :
Tout d’abord, j’ai commencé à cartographier mes habitudes, à déterminer combien de temps je consacrais à chaque activité, pourquoi je les faisais et ce qui me procurait du plaisir à l’instant présent et plus tard dans la journée.
Initiation à une détox numérique : - Par exemple, réduire le temps passé quotidiennement sur mes réseaux sociaux : Une demi-heure de réseaux sociaux pour jeter un coup d’œil aux messages privés. Employer Forest ou Blocksite pour m’aider à éviter les distractions pendant que je travaille.
De me donner un moment sans ou avec écran. Tout comme le matin et le soir, qui sont des moments que j’utilise pour lire, méditer, accomplir de petites tâches ou dormir… On dit que c’est bon de dormir.
Restreindre les comptes sur les réseaux sociaux, filtrage de mes abonnements… Moins, mais avec une qualité supérieure.
Et principalement pour les messageries privées, j’en utilise trois : deux où je peux garantir une réponse et une qui me permet de consulter des groupes tels que celui du village, d’ex-étudiants, etc.
2.3 Comment les autres ont mis en place des choses pour vaincre ca :
Je suis au courant que Joshua et Ryan de The Minimalists ont relevé un défi qui me semble intéressant, et surtout, on dirait que ça fonctionne. S’éclipser des plateformes de médias sociaux pendant un an et tenir un journal pour évaluer notre santé mentale, et cela fonctionne, comme le prouve Matt D’Avella. Donc, c’est une excellente option à envisager, mais c’est une dépendance semblable au tabac ; un sevrage brutal n’est pas l’idéal, et particulièrement…
Je crois qu’il vous incombe d’établir un plan détaillé de ce que vous envisagez pour progresser. Si vous parlez anglais, le site de Joshua et Ryan peut être une option intéressante.
Oui, c’est vrai que passer un an sans réseau est difficile, mais est-ce que 30 jours serait faisable ?
La vidéo de Matt peut aider : Vidéo de Matt D’Avella sur le défi des réseaux sociaux.
3- Un peu de minimalisme ?
C’est une solution à la fois intéressante et véridique. Voyez-vous ce qui arrive lorsqu’on est constamment sur les réseaux sociaux : un surplus de notifications, d’informations, d’indignation… C’est comme si quelqu’un agite constamment des clés pour capter votre attention. Eh bien, ce n’est pas acceptable du tout. Voilà le problème qui m’a incité à mettre en œuvre : Détournement d’attention, anxiété, polarisation. Je vous assure que le fait de voir votre téléphone constamment bourré de notifications, ou même commencer à fredonner le son des notifications de Meta, devient un souci.
Alors voici des solutions :
- ✅ Restreindre l’utilisation des réseaux : effectivement, une heure au maximum par jour est raisonnable, c’est la moitié du temps que vous y consacrez. Par la suite, augmentez progressivement cette contrainte.
- ✅ Filtrer, mot masqué : Si l’utilisation des médias sociaux est nécessaire pour vous. Mettre en place une liste de mots-clés pour éviter les sujets susceptibles de créer de l’anxiété. Il s’agit de cacher ou bloquer les personnes qui le créent. Vous n’êtes pas liés d’amitié avec eux, donc vous ne devriez avoir aucun regret, à moins qu’ils ne fassent partie de votre cercle proche.
- ✅ Déconnexion : que diriez-vous d’une journée déconnecté ? Que vous planifiez vos activités par mois, par semaine ou que vous partiez en congé, essayez de le mettre en pratique. Comme maintenir l’appareil allumé uniquement pour la messagerie instantanée familiale afin de donner des nouvelles.
- ✅ Rétablir des connexions : aborder à nouveau les aspects positifs avec vos proches, s’impliquer au niveau local ou se livrer à une activité récréative telle que la lecture, l’écriture, le jardinage, et ainsi de suite.
- ✅ Incitez à discuter des sujets que vous appréciez : Pourquoi ne pas profiter de votre heure quotidienne sur les réseaux sociaux pour discuter du plus récent livre que vous avez lu, de l’ultime album que vous avez écouté ou du dernier documentaire que vous avez visionné ? Et partagez avec une image inspirante. Ce contenu pourrait inciter les personnes à vouloir améliorer leur interaction et à reconsidérer aussi la perception des réseaux sociaux. Il serait bien de revenir à la distribution et aux nouvelles positives.
Plein d’autres astuces existent, n’hésitez pas à en trouver.
4. Mot de la fin :
D’accord, si vous l’avez lu, vous allez me le dire. Un instant, Zeima, mais on ne peut pas stopper la planète ! Oui, je suis d’accord, mais nous avons la possibilité de décider de la manière dont nous intégrons tout cela. Et si on se libérait un peu d’espace mentalement ? On respirait ? Et qu’on retourne à des choses simples que l’on apprécie ?
C’est une brève introspection, et en passant, avez-vous déjà considéré votre relation avec les écrans ? Et comment parvenez-vous à diminuer votre temps passé sur les réseaux sociaux et les actualités ? J’ai une grande curiosité de découvrir vos écrits et de voir les initiatives que vous avez prises.
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