Arrête de courir, suis la slow life


Pourquoi avons-nous cette tendance à vouloir tout instantanément, à l’instant T ? Nous nous efforçons de devenir des superordinateurs capables de fonctionner 96 heures par jour pour répondre aux exigences des autres, ce qui met en péril notre bien-être mental et social. Ouais, tu vois, à force de se coller au train-train métro-boulot-dodo et de finir en mode « Bon sang, je suis vraiment nul ». Ou tout simplement, tu es un développeur web qui est constamment exposé à de nouvelles technologies, et sur ton LinkedIn, tu vois des gens dire : « Mon ami, si tu n’utilises pas ça, alors tu es vraiment nul. » Oui, c’est assez direct, mais j’ai rencontré des personnages qui tenaient ce genre de discours.

Tu visualises une existence où tu es constamment en mouvement, sous pression continue, faisant face aux absurdités de nos supérieurs, et quand enfin tu as la possibilité de te détendre, paf. C’est terminé, c’est la fin, t’es fini, on remballe… C’est regrettable, mais lorsque j’écoute les gens me dire « mon entreprise est importante, je suis constamment en mouvement », Mais est-ce que tu fais une pause de 30 secondes pour contempler le monde qui t’entoure ? Et si tu réalisais que la vie consiste à chérir les petites choses, à t’accorder du temps et à observer le monde qui t’encapsule ? Donc, prenons un petit thé et parlons un peu de la Slow Life.

La Slow Life, c’est quoi ?

C’est en 1986, grâce à ses critiques culinaires, que Carlo Petrini a instauré l’idée du « Slow » par le biais du Slow Food. C’était un contrepoids, une invitation à privilégier une alimentation simple au lieu de la cuisine rapide, à consacrer du temps pour savourer ce qu’on consomme et à prendre conscience de son impact. Je crois que tu te rappelle les lasagnes au saumon que tes parents préparaient et que tu adores, ainsi que le dernier burger que tu as mangé chez MacGros ? Eh bien, d’abord, tu as remarqué comment c’est réalisé, qu’il y a du temps, de la simplicité et de l’affection dans ce que tes parents ont accompli.

Tu sais, ce lien avec la Slow Food va donner un petit plus à l’article. Rappelle-toi qu’en 1989 à Paris, c’est là qu’a eu lieu la première manifestation de la Slow Food pour dénoncer les méfaits du fast-food. Graduellement, l’idée de slow cities, slow travel, slow fashion et particulièrement du slow living commence à se répandre partout.

Dans son livre « In Praise of Slowness », le journaliste Carl Honoré a mis en lumière l’idée de ralentir, soulignant l’importance de « prendre le temps de bien faire les choses » et d’apprécier chaque instant. Son ouvrage sera traduit dans de nombreuses langues et diffusé sous forme d’émissions radiophoniques, par exemple sur la BBC Radio 4, ainsi qu’à la télévision.

Philosophie Slow Life

La pression constante de tout faire plus vite signifie que nous courons à travers la vie au lieu de vraiment la vivre. Quand vous utilisez la vitesse LENTE, tout se met en place. Vous vous connectez plus, créez plus, vous concentrez plus et réalisez plus. Vous devenez plus.

Carl Honore – In Praise of Slowness

Son concept

La Slow Life est une philosophie de vie qui nous pousse à modérer le rythme, à se recentrer sur l’essentiel, à vivre en pleine conscience et à savourer chaque moment. Il s’agit d’une réponse mesurée et surtout réfléchie à la frénésie du quotidien, à une production capitaliste débridée et à une consommation excessive sans limites.

Bien sûr, il ne s’agit pas de « tout faire lentement », mais plutôt de sélectionner les tâches en fonction du bon tempo et d’apporter une certaine qualité à son travail, à sa vie sociale, etc. Dans le slow life, plusieurs principes sont primordiaux.

🧩 1. Faire moins, mais mieux

« Alléger pour mieux apprécier. »

Dans cette ère qui valorise le « Plus vite, plus rapide, toujours plus » la slow life t’encourage à défaire cette idée de faire trop. On ne parle pas de te restreindre dans tes actions, mais plutôt de faire des choix très réfléchis :

  • Réduire le nombre d’objets, tout en accordant une attention et une utilité à chaque pièce. Philosophie minimaliste
  • Moins d’activités, mais des moments que tu as vécus et dont tu te souviendras en mode « Bordel, c’était amusant ».
  • Moins de contacts superficiels, à l’instar du précédent article, moins de personnes en amitié mais des connexions plus authentiques. Le minimalisme social.

Tu réattribues de l’importance à ce qui est réellement essentiel pour toi et tu supprimes tout ce qui pourrait être nuisible ou toute perturbation affectant ton environnement.

🧘‍♀️ 2. Présence

« Être ici, maintenant. »

La Présence, c’est ton remède contre l’agitation mentale.

C’est de sortir du pilotage automatique comme une machine qui suit le « métro, boulot, dodo » et de revenir à l’instant présent, ici et maintenant, sans perte de temps. Exemple : *Lorsque je mange, je me consacre à la tâche sans être perturbé par des pensées négatives.

Ça peut sembler simple, mais si tu savais combien de moments nous traversons sans réellement les vivre pleinement ? La Présence consiste à écouter de manière plus approfondie, ressentir avec plus d’intensité, prendre des décisions plus éclairées et vivre de manière plus pleine. C’est opter pour la simplicité de la vie plutôt que d’être constamment pressé et de tout accomplir. Comme on le dit, « étape par étape ».

Présence et pleine conscience

🧺 3. Simplicité

« L’espace extérieur reflète l’espace intérieur. »

Reconnaissons-le, tu apprécies les choses simples, et tu agis sans même t’en apercevoir ; c’est appréciable, car la simplicité ne consiste pas à être limité, mais plutôt à se libérer.

Il s’agit de distinguer ce qui est indispensable, bénéfique et instructif pour toi, par exemple, et le reste va dans la poubelle de recyclage.

  • Dans notre espace de vie, le désencombrement des objets, l’accumulation de choses dont on ne sait que faire. Un jour, je ferai référence à Marie Kondo, je n’oublie pas les adeptes du Kondomaniac.
  • Dans notre planning, en effet, il ne s’agit pas de se mettre une pression énorme comme : « D’accord, j’ai 30 réunions, on avance ». Non, tu ne es pas une machine. Et même dans nos pensées, qui peuvent se transformer en un véritable fouillis. Je comprends ce que c’est, parce que ça a constamment occupé mes pensées et ceux qui souffrent d’anxiété savent tous de quoi il s’agit.

🧭 4. Alignement

« Être fidèle à soi. »

Reste fidèle à toi-même, que ce soit dans tes actes, ton tempo et tes décisions qui reflètent réellement tes valeurs.

Tu peux accepter ce qui te réjouit, ce que cela signifie pour toi, et rejeter les éléments qui t’épuisent ou qui te dévient de ta propre voie.

Il est certain qu’il faut travailler sur l’écoute de soi, sur l’authenticité, et surtout avoir beaucoup de courage. C’est ainsi que tu peux m’apporter une tranquillité d’esprit et maintenir une certaine cohérence.

⏳ 5. Temps long

« Certaines choses prennent du temps. Et c’est une bonne nouvelle. »

Oui, alerte au spoil, que ce soit créer, apprécier, comprendre, bâtir… Cela prend du temps, et c’est tant mieux. Nous ne sommes pas des machines, Rome ne s’est pas bâtie en un jour ! La philosophie du slow life nous encourage à nous éloigner de l’obsession du tout immédiat, pour redécouvrir l’importance de la patience, du cheminement et d’une maturation progressive. C’est semblable à quand tu prépares du levain, ça ne va pas lever tout de suite.

Concevoir, aimer, soigner, saisir… tout ceci nécessite du temps.

La philosophie du slow life nous permet de nous éloigner de la culture du tout, tout de suite, et de redécouvrir l’importance de la patience, du processus et de la maturation lente.

Imagine, tu es un arbre et tes relations sont tes feuilles. Eh bien, ça prend du temps à grandir et c’est super.

Ces cinq principes majeurs sont essentiels si tu souhaites mener une vie beaucoup plus simple, et ils se révèlent également efficaces dans le monde professionnel. Par exemple, je recommande vivement le slow business pour prévenir un effondrement mental. Il s’agit d’avoir une vision à long terme plutôt que de s’engager dans des actions rapides et superficielles. Il s’agit de privilégier le sens plutôt que la performance aveugle, et avant tout, de respecter le tempo humain. Nous aurons l’opportunité d’en discuter.

Pourquoi j’ai mis en pratique le Slow Life.

Pourquoi est-ce que je l’ai appliqué ? Parce que tout simplement, je ne me reconnaissais plus. En courant sans relâche après les projets, en étant contraint d’endurer un style de vie « rapide » qui ne me convenait pas, avec des liens sociaux qui manquaient de saveur. Ou bien consulter les réseaux sociaux et les actualités qui te font sentir l’urgence d’agir rapidement. Le problème est que cela a engendré en moi de la tristesse, un déficit de confiance en soi et une forte dépression émotionnelle. Et c’est à ce moment-là que vous déclarez : « Je n’ai pas envie de courir, je ne veux pas souffrir, mais je souhaite faire des choses qui me plaisent et avancer progressivement. »

C’est en me documentant sur le Slow Life et en visionnant les présentations de Carl que j’ai eu cette révélation : « Mais c’est fait pour moi ». J’ai compris que je pouvais dire « non », mettre fin à une relation nuisible, et affirmer « stop, j’arrête ici et bonne chance tit’chat ». J’ai acquis la capacité de décliner des projets mal rémunérés, tout en prenant ceux qui demandent plus de temps mais offrant un bénéfice psychologique appréciable. L’autorité de diriger ta vie et de ne pas perdre la maîtrise. Et pour être franc, cela m’a fait du bien. J’ai retrouvé davantage de motivation et je suis plus réceptif lorsque les gens me respectent. Je ne me préoccupe plus autant de nombreuses choses insignifiantes et je reviens à l’essentiel humain, à écouter mes besoins et à percevoir les choses sous un autre angle.

La philosophie du ralentissement, en complément de ma foi, m’offre une autre perspective sur la contemplation de l’existence et surtout de mon rôle. Sans ressentir de pression ou vouloir tout accomplir immédiatement, simplement des actions simples qui me procurent du bien-être.

Etre la tortue c’est pas si mal …

Fable du lièvre et de la tortue

Es-tu familier avec la fable du lièvre et de la tortue ? Tu sais, cette compétition où le lièvre cherche à gagner rapidement, sans user de ruse comme la tortue qui avance à sa propre allure. En réalité, notre existence devrait être ainsi. Cessons de nous précipiter, de vivre dans la hâte pour satisfaire des personnes éphémères qui nous substitueront comme un kleenex usagé. Revenons plutôt à nous-mêmes, prêtons une oreille attentive à notre propre voix, accordons-nous du crédit et surtout, œuvrons pour notre épanouissement personnel.

Vivre pleinement ne signifie pas vivre à toute allure. Comme l’affirme Tony Robbins, « Le succès sans épanouissement est l’échec ultime. »

Et vous, êtes-vous prêt à vous entendre et à vivre en dehors de cette frénésie incessante ? Je vous attends dans la section des commentaires.

Sources :

https://www.decitre.fr/livres/in-praise-of-slow-9780752865263.html → Pour acheter le livre de Carl

https://www.carlhonore.com/ → Site web de Carl

https://www.ted.com/talks/carl_honore_in_praise_of_slowness?subtitle=fr → Coference TED de Carl Honore